MarcVancouver

07 mars 2007

Dans quelques jours la France et Paris m’accueilleront de nouveau pour le meilleur et surtout pour le pire. Alors mon blog mourra. Ceci est en effet mon/son dernier message. J’ai commencé ce blog pour donner des nouvelles sans pourrir les boites mails, mais j’avoue que petit à petit je me suis pris au jeu. J’ai fini par apprécier d’écrire des bêtises et raconter ma vie. Je sais, je sais, cela constitue l'ordinaire des gens qui me fréquentent. Si j’ai arraché quelques sourires une fois de temps de temps, voir mieux, si cela a déclenché quelques énervements, alors ce blog peut mourir la conscience tranquille s’étant acquitté fièrement de sa tâche.

J’ai plongé sur le récif d’éponge. Je ne sais pas quoi dire à part que c’est extraordinairement joli. C’est irréel. Au milieu d’un noir presque complet que traverse seulement les faisceaux de nos lampes, tu vois apparaître des circonvolutions tordues et compliquées de 2 mètres de haut, s’élançant vers la surface dans toutes les nuances de jaunes et de blancs. Ce sont les éponges qui poussent sur les cadavres de leurs copines constituant un récif s’étendant à perte de vue. On peut voir ces éponges à des profondeurs plongeables (40m) mais pas souvent et jamais sous formes de récifs. On ne trouve ces récifs qu’à des centaines de mètres de profondeur, ou en arctique. Ce récif est le seul à leur connaissance à exister dans ces conditions. L’endroit est gardé secret et moins d’une dizaine de personnes ont plongé dessus. Je suis mille fois reconnaissant à Jeff de m’avoir permis de plonger dessus. Je m’en suis toujours pas vraiment remis et le seul rêve dont je me sois souvenu depuis je ne sais pas combien de mois était sur ces éponges suite à la plongée.

Bon décidément, je ne vois pas quelle conclusion écrire. Je pourrais vous parler de trucs débile comme d’habitude : de la télé canadienne où tous les 10 min de programme sont coupées par 20 min de pubs par exemple. Cela donne l’épisode de friends en 5 bouts ou le film de 1h30 qui te prend l’après-midi à regarder.Tout cela, coupé par des pubs pour un médoc sur l'herpès génital généralisé ou pour un vendeur de caisses pourries, tournées en 1h à l'arrache. Je pourrais faire des phrases creuses pour essayer d’exprimer la beauté de certains paysages d’ici. Je pourrais encore faire part de ma tristesse de quitter un travail et des gens si agréables et de mon bonheur de revenir manger du fromage et retrouver la famille et les amis. Mais bon tout cela sonnera creux et dans le fond, vous vous en fichez. Je vous remercie donc pour votre lecture et vos commentaires que j’attendais  toujours avec impatience. Je vous laisse avec ces vers, qui sont en même temps un jeu pour mon cher lecteur pas très malin, aux opinions si pleinement assumées et aux goûts si tatillons. Je suis certain que son érudition lui permettra de mettre la source de ces vers ainsi que leur explication de texte dans les commentaires. Bisous à tous.

La mer s'insinue, langoureuse.

Belle amante tendre et amoureuse.

Son amour, abrupte masse,

De pitons, rocks et pics, lui présente ses meilleures faces.

Leurs enfants vaporeux magnifient cet amour,

En de malicieux allers- retours.

Perdu au milieu des bois flottés,

Méprisant les boulets,

Tu peux même espérer oublier,

Tes amours tourmentés.

Posté par MarcVancouver à 08:16 - Commentaires [2]


25 février 2007

J’écris au péril de ma vie. Mes mains sont dans un tel état que sous l’action du froid et du sel, ma peau éclate tel le péricarpe d’un fruit trop mur. Taper sur ces touches risque donc de provoquer une hémorragie fatale. Le premier qui me commente « tu n as qu’à mettre de la crème », je lui basarde à la figure mon pot de crème format Empire State building. Bien qu’à moitié vide, avec la vitesse qu’il prendra depuis Vancouver, cela risque de faire mal.

Mon papa me visite. On est allé sur Vancouver Island et on s’est baladé à divers endroit : Squamish valley, Capilano canyon, ballade en raquettes à Cypress montain...

On a aussi visité le musée de Vancouver et le musée de l’espace où j’ai pu voir ma tête d’alien si j’étais né sur un monde aquatique glacé de taille moyenne. Il est aussi venu 2 fois sur le bateau, et cela a permis de confirmer qu’il a bien fait de ne pas devenir marin. Bon j’arrête là mon couplet de mauvais fils. En gros, tout va bien, et on mange tout le temps au resto notamment au All you can eat du Kisha Popo pour les connaisseurs.

Avant que mon papa arrive, j’ai fait deux plongées dont il faut absolument que je me vante. Pendant deux plongées, un phoque a passé son temps à nous coller, puis à nous attaquer les palmes. J’ai même réussi à le toucher bien que cela ne lui ait pas plu. C’était probablement un phoque relâché après avoir été soigné car même si les phoques ne sont pas farouches, ce n’est pas au point de te souler pendant une heure et demi (oui même si c’est mignon, un truc qui te tire sur tes palmes pendant une heure et demi ça finit par être chiant).

Je rentre bientôt et alors ce blog mourra. Cependant, je n’ai pas encore partagé mes opinions pourtant destinées à changer le cours de cette campagne présidentielle, de la politique française, internationale et galactique. En fait je dois l’avouer, si je ne vous en ai pas encore parlé de politique (Chirac n’étant pas de la politique mais appartient à la rubrique droit commun), c’est que j’ai essayé de vous préparer. Vous comprenez, je ne veux pas être responsable de la mort par attaque cardiaque suite à un énervement consécutif à la lecture de mon blog. Cela ferait tache sur mon CV. Du coup, je vous ai d’abord fait subir mes fables douteuses et mes déblatérations sur des sujets divers. Mais ceci n’était que préparation petit scarabé. J’imagine vos estomacs noués par cette révélation. Et là vous comprenez que les émotions que vous ont causé Helmut, Amanda Lear, Chirac ou les petites souris étaient nécessaires.

Bref, Ségo ma petite Ségo t’es cruche mais je t’aime bien. Je trouve que te piéger avec le nombre de boites de conserves sous marines nucléaires n’est ni très classe ni très important dans le fond. Ils serviront jamais (en tout cas je l’espère de tout mon cœur), et si jamais ils doivent servir, je pense que tout le monde se foutera de savoir si c’est le numéro 1 ou le numéro 5 qui vient de tuer des dizaines de milliers de personne. Par contre, de la part d’un candidat à l’élection présidentielle qui vient présenter un programme économique sur TF1 on pourrait attendre qu’il sache de quoi il parle. Particulièrement quand celui-ci est un ancien ministre des finances. Pourtant, cela n’a pas empêché Sarkozy de dire que la moitié des salariés français gagnent le SMIC (17% en réalité), de dire que le pétrole est à 90 dollars (il a jamais dépassé les 76 dollars), ou alors d’affirmer qu’autrefois l’inflation française était de 24% alors qu’au pire elle a été de 14%. Qui est l’incompétent qui ne sait pas de quoi il parle ? Alors ma question est, est ce qu’il a fait un programme économique avec ses connaissances fluctuantes ou est ce que au contraire il a jamais lu son propre programme ? Se contente t-il d’aligner des propositions comme Chirac en son temps pour n’en tenir aucune quand il va se confronter à la réalité ? D’ailleurs, à mon avis les deux se ressemblent énormément : tous deux disent ce que les gens veulent entendre, tous deux sont près à toutes les bassesses pour garder ou gagner un peu de pouvoir, tous deux utilisent le pouvoir pour en tirer des avantages personnels. Quand Sarkozy est devenu ministre des finances, il s’est permis de loger toute sa famille au sens très large du terme dans des immeubles de fonction. Au point que les fonctionnaires de Bercy qui en ont pourtant vu d’autres étaient gênés. Tout le monde sait très bien que Sarkozy est revenu au ministère de l’intérieur pour pouvoir contrer l’affaire Clearstream dont il connaissait l’existence et non pas pour servir le pays. Sarkozy en a d’ailleurs profité pour placer des amis à lui à tous les postes possibles, du chef de la DST au chef de la police, dans la plus pure tradition chiraquienne. Si on ajoute à ça que son bilan est : d’avoir participé aux divers gouvernements d’incapables de ces cinq dernières années, de présenter des statistiques de délinquance que les propres syndicats de policiers prétendent truquées et ne reflétant pas la réalité, que les attaques aux personnes (ce qui est sans aucun doute la première cause du sentiment d’insécurité) ont augmentées de plus de 10%, que le climat dans les banlieues n’a fait qu’empirer jusqu’au paroxysme des dernières émeutes.... Personnellement je trouve que ce n’est pas un bilan très reluisant.

Tant que j’y suis deux autres trucs qui m’énervent d’entendre. La premier truc, c'est d'entendre que le programme de la gauche n'est qu'un catalogue de mesure. Lisez le programme de Sarkozy, pour le coup, c’est un vrai catalogue de mesures dans le plus mauvais sens du terme. On dirait les promesses d’un dictateur africain en campagne. Lisez le programme de Royal, c’est certes aussi un catalogue de mesure mais il y a un liant reflétant une idée générale. Deuxième chose, j’aimerais rappeler un fait sur le coté dépensier supposé de la gauche. Pendant, les 5 ans du gouvernement Jospin, la dette a augmenté de 150 milliards d’euros. Ce n’est certes pas terrible. Mais de combien a augmenté la dette pendant les 5 dernières années de gouvernements de droite ? 300 milliards, soit tout de même le double. Je suis le premier à dire qu’on devrait peut être penser à moi (eux excusez moi à nous) et éviter de nous léguer en plus des retraites impayables une dette mirobolante, mais entendre les politiques de droite faire la leçon dessus, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité.

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14 février 2007

Vous n’avez pas de chance. Pourquoi cette malchance ? Avez-vous été maudits à la naissance par une sorcière vaudoue ? Peut être bien. Dans ce cas effectivement, votre vie n’est pas facile. Mais ceci n’est pas de l’ordre de la malchance usuelle, c’est en quelque sorte un bonus.

Tu viens de commencer à lire ces lignes et de cela va découler deux choses. Premièrement tu vas perdre ton temps à lire des inepties. Tu pourrais t’arrêter et décider de sauver ce temps à faire quelque chose de plus constructif, mais comme tes autres choix se limitent à retourner travailler sous Windows et à te curer les ongles, tu vas finir ce texte débile. Et quand tu finiras, tu regreteras de ne pas t'être curé les ongles.

Deuxièmement, tu vas prendre conscience d’une théorie incontournable et désespérante. Et tes dernières vacillantes volontés à lutter contre la fatalité vont s’évaporer. 

Et oui, pour votre plus grand malheur, je me sens d’humeur à théoriser. Comment tout cela a-t-il commencé ? Newton a sa pomme, j’ai ma tasse de lait. Alors que le Colonel Tight vient de déclarer la loi martiale il y a de cela quelques minutes, je me décidais à boire une tasse de lait (froid) avant de me coucher. Et là, je me suis aperçu que j’avais plus de lait pour demain matin, alors que je viens justement de faire les courses. Tandis que de façon inattendue et rarissime je me plaignais, mon coloc m’a demandé pourquoi je ne faisais pas la liste de course que je me promets depuis environ 204,567 jours. La réponse est évidente et tout le monde l’a connaît : parce que on ne pense jamais à écrire sur la liste de course ce dont on a besoin. Quand je prends un papier pour faire une liste de course, usuellement cela donne cela :

  • Fraises tagadas

  • Chocolat

  • Nutella

  • Fromage

  • Une carotte

Etc.

Comme je l’ai écrit plus haut, tout le monde sait que les listes de courses sont aussi utiles que une paire de chaussures pour cul de jatte, mais quelqu’un s’est il déjà demandé pourquoi ? Pourquoi, comme par un frais exprès pour faire chier, on oublie toujours d’acheter les trucs les plus urgents ? De même, et de façon non exhaustive. Pourquoi pendant la nuit précédant votre rencart les lilliputiens décident ils de construire un phare sur votre nez alors que cela fait des semaines que vous n’avez pas eu de boutons ? Comment se fait il que l’on plait aux gens que l’on ne désire pas, et que l’on indiffère ceux qui nous plaisent ? Pourquoi, quelque soit l’heure à laquelle vous partez, le bus vous passe tous les jours sous le nez ? Qu’est ce qui fait que les délais tombent toujours en même temps ? Pourquoi a-t-on Chirac comme président ? Pourquoi se sent on l’âme d’un stakhanoviste quand cela ne sert à rien et d’un popop quand c’est important ? Pourquoi vos histoires de « cœur » sont tellement scabreuses que même votre pote scénariste de télé novas ne veut pas s’en servir ? Pourquoi oublie t-on les milles projets en attente quand on s’ennuie et que l’on s’en rappelle quand on est débordé ? Pourquoi vous manque t-il toujours un ingrédient pour faire le gâteau au chocolat ?

Toutes ces questions ont des réponses, et toutes ces réponses peuvent être synthétisées en une théorie : la généralisation de la théorie de la contrariété maximum. Démonstration.

Prenons un individu lambda.

Axiome : ce dont on rêve, notre voisin le possède et s’en contrefout. Corollaire1 : ce qu’on a, on s’en fout et notre voisin en rêve. Corollaire 2 : l’herbe parait toujours plus verte chez le voisin même si vous possédez un champs irrigué et que le voisin n’a qu’un chardon rachitique.

Deuxième axiome : si l’homme a été fait à l’image de Dieu alors Dieu est un emmerdeur fini. Troisième axiome : si Dieu n’existe pas, alors le hasard commande et, de la même façon que la tartine tombe toujours du côté de la confiture, le hasard choisit toujours l’emmerdement en plus plutôt que l’emmerdement en moins. C’est, de façon triviale, une conséquence de l’entropie croissante de l’univers.

De l’axiome 2 et 3, il résulte le résultat 1 : que Dieu existe ou pas, si tu n’as pas d’emprise sur l’événement, il se produira automatiquement de façon à t’emmerder.

D’après l’axiome 1, on se fout de ce qu’on a, trop occupé à envier le voisin. Si on se fout de ce qu’on a, il en résulte logiquement qu’on ne s’y intéresse pas. S’y on ne s’y intéresse pas alors c’est le hasard ou Dieu qui décide. Hors, d’après le résultat 1, l’événement se produit alors de façon à  faire chier. Maintenant, et c’est ici que réside toute la subtilité de la démonstration. L’événement dont on ne se fout pas, dépend du voisin (axiome 1). Mais ce voisin lui se préoccupe de ce qu’il n’a pas. Donc il ne s’intéresse pas à l’événement qui vous préoccupe, et donc, d’après le résultat 1, Dieu ou le hasard décide de façon à ce que ça fasse chier.

CQFD. Quoiqu’il arrive, les événements se produisent de façon à faire chier.

Bon, je ne vous avais pas dit que vous alliez regretter de ne pas vous être curé les ongles ? Non seulement vous avez perdu votre temps mais en plus, vous savez maintenant que la poisse que vous pensiez passagère est inévitable et permanente. Désolé. Bon en plus si vous avez vraiment pas de chance, à cela peut se rajouter la malédiction vodoo. Mais cela c’est une autre théorie, et comme je plonge demain, et qu’il est maintenant 12h 59, ça sera pour une autre fois.

Posté par MarcVancouver à 01:23 - Commentaires [7]

06 février 2007

Je suis maintenant un plongeur étanche!! Je ne vous dis pas le confort ! L'eau est à 6 degrés et je suis sur que je n'ai pas plus froid que Pauline aux Seychelles. Le seul froid que je sens encore, c’est les mains en fin de plongée et la migraine glacée des premières secondes genre Cody (je parie que seulement mon frère comprend cette référence mais c’est ce qui décrit le mieux). Je kiffe ma nouvelle combi, je vous dis que ça. Le seul problème c'est la misère pour la mettre et l'enlever. Evidement pour que cela soit étanche il vaut mieux que cela soit serré aux poignets et au cou mais du coup il faut pas être claustro et avoir la technique pour l'enfiler (pour les tordus, je rappelle pour les commentaires que mes parents et ma petite soeur lisent ce blog). Mes cheveux qui commencent à être vraiment longs n'aident vraiment pas non plus.

La première plongée, il y avait tellement de courant que on a fait la plongée accrochés aux rochers et, j'ai à l'heure où j'écris ces lignes, encore des crampes dans les jambes. Mais les deux plongées d'aujourd'hui étaient vraiment trop bien (on ne met pas de s à bien hein ? répondez juste à la question sans méchanceté svp).

Je tiens aussi à remercier devant le monde entier (ou presque) une grande âme généreuse qui m’a pour ainsi dire sauvé la vie. Je te suis maintenant redevable chère amie nymphomane. Oui, cette personne ô combien inspirée, a vu clair en mon âme et m’a envoyé 4 paquets de fraises tagadas. Malgré le manque, j’ai réussi à les faire durer 6 jours. Je sais que certains ne réaliseront pas la portée de l’exploit mais c’est tout de même un jour de plus que mon objectif initial. Une fois encore merci.

Dans la série les nouvelles extrêmement importantes pour moi mais dont tout le monde s’en fout : je suis rentré dans le club extrêmement fermé (plus select que le rotary club) des gens qui ont conduit le bateau de Jeff.

Sinon je suis en galère de passeport aussi. Mon vol de retour fait escale à New York et mon trop vieux passeport ne marche pas pour rentrer aux Etats-Unis sans visa. Lâche l’affaire de demander un visa en un mois (je vois la queue trop longue sur le trottoir sortant du consulat américain tous les soirs et en plus c’est trop cher). Du coup, je suis allé au consulat français demander un nouveau passeport. Comme il me manquait un papier (il faut un certificat de naissance daté de moins de trois mois de ta mairie de naissance…Cherchez où est l’erreur), j’y suis allé avec la ferme attention d’utiliser la technique dite de Pauline et les flics suisses. Mais je n’ai même pas eu besoin. La fille était gentille, et normalement j’aurais mon passeport à temps et je donnerais le certificat à la réception du passeport. D’ailleurs c’est rigolo le consulat, je ne sais pas à quoi c’est du, mais on dirait la France. Même le garde (mon dieu je sens que j’adorerais l’entendre parler anglais…) est aussi désagréable qu’un vrai fonctionnaire de mairie en France. Bon je crois qu’il est temps que je rentre, cela doit être les signes avants coureurs du mal de pays (comment ça je plongerai plus toutes les semaines en France ! Finalement, je vais peut être rester… J e rigole maman.).

A plus les polluxes.

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Posté par MarcVancouver à 05:33 - Commentaires [3]

29 janvier 2007

J ai vu une loutre sauvage jeudi. :) Conor s est même cogné la tête contre elle sous l'eau parce que il ne l'avait pas vu. En ce moment, je suis que tender parce que ils ont peur que je meurs de froid. Je n'ai pas plongé depuis 15 j et j'avoue cela me manque un peu. Je sens que je vais avoir du mal à retourner à une vie normale. En ce moment, il y a tout plein de jeunes aigles au dessus du fjord. Les gros sont dans une vallée voisine pour le début des nidifications et en gros ils ne veulent pas être emmerdés par les jeunes qui se retrouvent exclus. Eux ils restent à proximité pour voir comment cela se passe. C'était marrant on en a vu deux essayer d'attaquer une jeune mouette, ben franchement si ils s'y prennent à chaque fois pareil, ils doivent pas manger souvent. Le long du fjord, ils sont en train d’agrandir la route qui va à Whistler pour les Jeux Olympiques. Du coup, ils doivent faire exploser des petits bouts de la montagne. Régulièrement on entend des explosions et un nuage de poussière se forme. Les gens qui habitent dans le coin sont tous très riches (du genre j’ai une piste d’hélicoptère à côté de ma maison) et ils étaient super pas contents qu’ils fassent exploser la montagne. Ils n’arrêtent pas de dire que si on était en Suisse, ils perceraient un tunnel au lieu de couper des arbres et que c’est pas écologique et gnagnagna. Genre ils manquent d’arbres. C’est un bon exemple de ce que j’appellerais le schizophrénisme écologique des canadiens. En effet, à côté de ça, si tu regardes quelles voitures sont garées devant leurs maisons, et ben trouver autre chose qu’un gros 4*4 qui consomme 20 litres au cent c’est comme trouver une perle dans une moule, théoriquement ça peut arriver mais bon c’est quand même pas souvent. Un autre exemple est leur fanatisme du recyclage. On doit être les seuls dans un rayon de deux kilomètres à ne pas recycler et il ne faut pas le répéter parce que je pense que si nos voisins le savent on ne pourra plus sortir sans risquer de se faire pourrir. On deviendra la honte du voisinage et les voisins nous attaqueront avec des tomates biologiques. Pourtant qui est le premier producteur mondial de déchet par habitant ? Le Canada. Bref ils ne sont pas toujours très logiques dans leur écologisme. Il y a un autre truc aussi : ici personne ne râle jamais. Les parisiens qui maudissent la Ratp devrait essayer Translink. Leur réseau de bus est désespérant. Bon passe encore. Mais quand il neige tous le week end, tu pourrais te dire qu’ils ont prévu le coup pour le lundi le jour où les gens vont au travail tout ça. Surtout qu’il fait à nouveau beau. Ben non c’est un bordel sans nom. Mais tu n’entendras jamais un Canadien râler, c’est assez hallucinant. D’ailleurs je suis sur que tu leur supprimes le droit de grève, ils ne s’en apercevront même pas. Alors oui c’est agréable à vivre mais bon à la fin moi les gens qui râlent cela me manque un peu (je sais, les canadiens me manqueront après 24h en France).

Posté par MarcVancouver à 01:24 - Commentaires [2]




18 janvier 2007

Ma vie se déroule tranquillement et il n'y a pas grand chose de nouveau excepté qu'il faut que je rende un rapport à Jeff. Oui oui pas de problème ai je répondu innocemment (fort de mon immense expérience de rédacteur de rapport de stage en catastrophe, j'envisageais l'épreuve avec sérénité). Hélas, mille fois hélas je ne soupçonnais point la misère d'écrire un rapport dans une autre langue que sa langue maternelle. Agiter les bras très fort afin de brasser du vent devient d'une extrême difficulté! On est alors obligé de réellement raconter des trucs intéressants pendant 30 pages. Je me raccroche encore aux illustrations mais je desepère un peu, surtout qu'à mon habitude, je suis super en retard... Bref.

En réalité, ce n'est en fait pas pour me plaindre une énième fois que je prenais la plume électronique. Non, c'est que je viens d'apprendre une nouvelle boulversifiante : enfin! une personnalité hors du commun vient de recevoir la reconnaissance méritée que l'Etat français ne réserve qu'à ses plus illustres citoyens. Et là, je cite un de mes ministres préférés: "en vous remettant cette insigne de chevalier des arts et des lettres", je récompense "une icône intemporelle". Qui parle ainsi? Mais c'est notre ami Donnedieu de Vabres s'adressant à..............Amanda Lear. Non, non, non ce n'est pas une blague. Peut être est ce suite à un pari avec ses potes alors que complètement bourré ils regardaient un vendredi soir RTL9 dans son hôtel particulier? Je ne sais pas. Mais j'ai tout de même une hypothèse. Je penche pour la jalousie. Oui, il a vu que Chirac voyant sa fin approcher planquait tous ses amis aux postes bien rémunérés du CSA, de la cour des comptes ou du conseil constitutionnel (ce qui est toujours utile quand on sait qu'on aura bientôt à répondre de certaines petites affaires en attente). Lui, il s'est dit: Sarko il va me virer moi aussi, il faut que je prépare ma chute, je vais récompenser mes amis pour qu'ils me renvoient l'ascenseur. Et là il a cherché et... ben il a pas trouvé. Ses amis ça fait longtemps qu'ils sont passés avec armes et bagages chez Sarkozi. Mais vous comprenez lui il était jaloux de Chirac. Alors il a pris son petit carnet à spirale posé dans son petit tiroir de son petit secrétaire dans son grand bureau et il a cherché. Malheuresement pour nous, il est tombé sur Amanda Lear (numéro qu'il avait suite à une sombre histoire de fête un peu trop arrosée). C'est en tout cas l'explication la plus plausible que je peux imaginer pour faire d’Amanda Lear un chevalier des Arts et des Lettres. Bon avant de vous ruer sur mon jeu concours sur le plus incompétent des ministres, je rappelle tout de même que Douste Blazy (vous croyez que c'est la mode des noms de famille sonnant noble : Sarkozy de Borga, Villepin de la Gasouillère, ect...?) a eut comme remarque en visitant le musée de la Shoah à Jérusalem: Ah, l'Angleterre a aussi participé à la seconde guerre mondiale? (tristement véridique).

Je finirais par une commande et ce sera la dernière (qui a poussé un ouf de soulagement ?)  :

Une belle plante,

Eléphante,

Frustrée d’attendre,

Son cher et tendre,

S’en alla au bout du monde,

Volant sur l’onde.

Cette vraie maniaque

Transportait un galon d’huile aphrodisiaque.

Rêvant à des retrouvailles

De vraies canailles.

Mais ce qui s’est passé là bas

La fable ne le dit pas

Si vous en voulez plus,

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Posté par MarcVancouver à 07:40 - Commentaires [3]

10 janvier 2007

Samedi dernier, grâce à Donna, j'ai enfin fait ma première plongée en combinaison étanche. En effet, je peux toujours pas m'en servir pour plonger avec l'Aquarium à cause d'histoires compliquées dont je pense je connais pas tout. Mais c'est en voix de résolutions. Et heureusement, parce que comparer plongée en combinaison étanche et plongée en combinaison normale en Colombie Britannique pendant un mois de janvier, c'est comme comparer prendre un bain dans un torrent de glacier à 5000 mètres pendant une tempète en pleine glaciation et se baigner aux seychelles en plein mois d'août. Bain qui (entre parenthèses) dure 1 heure. Donna et son mari Charlie ont pris sur leur temps libre pour m'emmener plonger parce que cela permetra d'accélerer le mouvement pour ma certification à l'Aquarium. Merci Donna. On est allé plonger sur un récif artificiel constitué principalement de bateaux coulés. C'est pas très profond et c'est vachement bien. Y a pas à dire, les épaves, ca met tout de suite une ambiance et surtout de la vie sous l'eau.

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Je me suis entrainé à mettre et à enlever ma combi et maintenant je suis un pro. Pour ce qui est de la façon de plongée, effectivement cela change pas mal. En premier lieu, au  lieu de mes 6 kg de lestage, j'ai du prendre 35 pounds (je sais toujours pas convertir, je crois qu'il faut diviser par 2,2) plus des plombs aux chevilles (2ou 3 kg à vue de pied). Ben mine de rien, quand tu palmes, tu le sens bien dans les jambes que tu pèses 10 kg de plus. Ensuite, au lieu d'utiliser le gilet pour gérer ta buyencie (je retrouve pas le mot français), tu te sers de l'air que tu insufles dans ta combinaison. Tu as deux valves sur ta combinaison: une première qui est relié au premier étage (haute pression) de ton détendeur, et une autre qui permet d'expulser l'air. Dans les deux cas, il suffit de les presser. Sur ma combi, les deux valves sont sur ma poitrine, et évidement avec ma chance, juste au niveau où mon gilet à deux bouts de tissus. Donc bien sur, le gilet est par dessus les valves, ce qui est pas très pratique mais ça se gère. Ensuite, les sensations sont différentes, je sais pas trop comment décrire, mais l'air qui est entre toi et la combi donne l'impression de ressentir plus la pression ambiante. Je chausse mes lunettes et je fais le prof : à l'air libre, la pression est de 10^5 pascals,soit 73,56 mm de mercure, soit 1,013  Atmoshère(Atm) (atmosphère, atmosphère est ce que j'ai une tête d'atmosphère?) que l'on va arrondir à 1 Atm pour les besoin de l'explication. Quand, on plonge, basiquement on supporte le poids de l'eau au dessus de nous, ce qui se traduit par une pression exercée sur les corps. Tous les 10m, on subit  1 Atm suplémentaire. Donc à 20 mètres, on ressent la pression atmosphérique (=1Atm) plus les les 20 mètres d'eau (2 atm si vous suivez bien), soit 3 Atm, ce qui fait déjà trois fois la pression atmosphérique! En plongée,je me suis toujours étonné que l'on ne le ressente pas tant que ça, et ben en combi étanche on le ressent bien. Attention, ce n'est pas désagréable, mais juste on sent plus intensement la pression environnante, probablement du fait de l'air dans la combi. Ce qui est perturbant aussi, c'est que l'air bouge le long de ton corps, si tu mets la tête en bas, l'air va dans tes pieds et tes pieds remontent (d'où les poids aux chevilles), si tu te mets a la verticale, l'air remonte jusqu'à tes épaules. Conor m'a raconté la veille que un de ses potes pendant sa première plongée en étanche n'avait pas mis d'air dans sa combi et à la fin de la plongée il avait des marques/bleus sur tout le corps dus à la pression, qui sont restées pendant des semaines. Du coup, j' avais peur de me transformer en schtroumpf et j'ai gaché mon air en en mettrant trop à chaque fois puis en enlevant parce que il y en avait trop, pour en remetre parce que je trouvais que ça serrait...ect. Mais bon ça s'est bien passé et qu'est ce que il faut chaud dedans! Lundi retourner plongler en combi non étanche a été un déchirement. Ensuite, on a mangé la tarte pomme-poire- ingrédient secret que j'avais faite pour Donna. Pour fêter ma première plongée en étanche, ils m'ont invité à manger puis on est alllé à la recherche successive d'un lave vaisselle (magasin fermé) puis d'une entreprise pour construire le dernier rêve de Donna. Dans un Yacht, elle a vu un meuble qui permet de faire apparaitre/disparaitre une télé, un genre de meuble ascenseur avec télécommande si j'ai bien compris et du coup elle tanne son mari pour avoir ça dans leur chambre (est ce que tu crois pas que je mérite ça pour les jours où je suis malade? A dire en prenant une tête penaude, avec un sourrire et avec un regard par en dessous). Donc pendant que le mari de Donna prenait les renseignements dans le magasin, nous on est allé prendre un café dans un Starbuck. Et là je me suis presque réconcilié avec cette chaine de magasins plein de jus de chaussette: ils mettent de la chantilly sur les chocolats chauds!

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Posté par MarcVancouver à 05:39 - Commentaires [2]

30 décembre 2006

Ce midi, j'ai essayé de cuisiner les crevettes que m'avait laissées Silvia. Résultat, toute la maison a pué le chien mouillé tout l'après midi. Ne me demandaient pas comment cela est possible, je n'en sais fichtrement rien. Je pense qu'elles n'étaient plus de toute première fraîcheur. De toute façon, puisque j'avais l'estomac au bord des lèvres avec l'odeur, j'ai tout jeté. Ceci dit, je serais intéressé par savoir comment fait on frire des crevettes. Même sans prendre en compte le non respect de la chaîne du froid et leur fraîcheur, après mon traitement, mes crevettes avaient rapetissé au tiers et étaient toute sèches. Du coup, j'ai mangé l'anti pasto de la femme de Jeff. J'ai aucune idée de ce que ça peut bien être et j'avoue que l'aspect ratatouille en bocal ne m'inspirait pas trop, mais c'est vachement bon. Ceci dit, malgré diverses péripéties anecdotiques, ma progression en cuisine est fulgurante. Après la maîtrise des tartes salées et autres tourtes, après la maîtrise des sauces à base de crème fraîche, je me suis attaqué avec appréhension mais décision, aux desserts et à varier mes sauces à viande. J'ai enfin compris comment on fait pour avoir plus de un millilitre de jus de viande, et franchement ça aide. C'est débile mais si quelqu'un avait pu m'expliquer avant, cela m'aurait fait gagner du temps. Mais surtout, maintenant je sais faire quelques desserts simples. Donna est fan de ma tarte aux pommes avec ingrédient secret et, avec Adrien, on a appliqué avec une réussite inescomptée la recette du gâteau au chocolat. Il était très bon malgré une certaine lourdeur. Bon pas de quoi voler le brevet de ma soeur contre la faim dans le monde (une part de son brownie et vous ne mangez plus pendant deux jours) mais tout de même on en mangerait pas plus d'une moitié de gâteau.

Un des problèmes de la cuisine au Canada, c'est que le moindre morceau de fromage coûte une fortune. Donc pas de fromage râpé. Et des pâtes sans fromage, c’est un peu comme te dire que tu vas passer ta soirée à regarder jouer l’OM : ça donne pas envie. Le deuxième problème du Canada, et celui-ci est majeur et révélateur d’un retard culinaire incroyable : IL N’Y A PAS DE FRAISE TAGADA AU CANADA. J’ai cherché partout, il y a bien de vague truc qui ressemble vaguement de nuit, dans le brouillard, avec la langue coupée et 50 ans de tabagisme intensif, mais c’est tout et ce n’est pas suffisant. Cela ne peut même pas faire office d’ersatz. Bon si jamais on fait abstraction de ça (je sais c’est dur), on mange bien. Ils ont même, ce qui a mes yeux les rattrapent presque, une chaîne de café géniale : les Tim Hortons. On trouve des donuts toute la journée à 80 cents (euh 45 centimes d’euros quelque chose comme ça), quelques pâtisseries pas mauvaises, de bon chocolat chaud et cafés pour une misère et des bagels avec cream chease. Je tiens d’ailleurs à remercier ici même petite Claire sans qui je serais peut être passé à côté des bagels.

Bon c’est pas tout, il est 22h ici, il faut que j’aille me faire à manger. Bisous.

Posté par MarcVancouver à 07:06 - Commentaires [3]

28 décembre 2006

Bon voili voilou Noel est passé. Nous l'avons passé d'abord avec nos anciens colocs de Nanaimo street puis chez des mexicains. Sympathique mais cela ne vaut pas Voussac. En ce moment je suis en vacances, et c'est dramatique à quel point je ne fais rien. Je me couche tard, je me lève tard et je ne fais rien de mes journées. La femme de Jeff m'a fait un panier avec plein de choses bonnes dedans. Elle cuisine vraiment bien et en plus maintenant j'ai toute une collection de boites en ferraille pour ranger mes betises. Sinon, je me suis acheté une énorme trilogie reliée de science fiction. Je suis très content de mon achat même si il va falloir que je laisse la moitié de mes vêtements si je veux le ramener en France. Voili voilou, Joyeux Noël et (je prends de l'avance histoire d'être le premier) Bonne nouvelle année.

Posté par MarcVancouver à 03:04 - Commentaires [3]

21 décembre 2006

Il y a toujours des tempêtes l'hiver sur Vancouver, mais cette année ils sont particulierement gatés. De plus, elles sont particulierement fortes. La dernière a fait tomber plus de mille arbres dans Stanley Park soit 20% de la forêt. C'est un vrai champ de bataille, le spectacle est désolant. Du coup Stanley Park est fermé aux voitures, mon bus ne va plus jusqu'à l'Aquarium, et il faut que je marche plein. Il y a bien une navette, mais je l'ai attendu 20 min, puis j'ai marché une demi heure avant d'en voir une (bien evidement malgré ma pointe de vitesse extraordinaire, je n'ai pas réeussi à arriver à l'arret de bus à temps et j'ai fini le trajet à pied...). Ceci dit, hier j'ai lu une brève dans le journal qui m'a empéché de maudire pour l'éternité plus un jour les conducteurs de bus de Vancouver. C'est l'histoire d'un gars qui arrive dans une épicerie pour la braquer avec une batte de baseball. Pour montrer sa détermination il tape avec sa batte sur la caisse. La caisse se bloque et l' épicier n'arrive pas à l'ouvrir pour donner l'argent. Pendant, que le gars s'énerve à essayer d'ouvrir la caisse, l'épicier se tire et bloque la porte de devant. La porte de derrière étant fermé, le braqueur essaye de s'enfuir par les toits et se vautre. Les flics alertés entre temps l'ont chopé dans les poubelles. Qui dit mieux? Mieux.

Ce week end, nous sommes allés skier avec Silvia à Big White dans l'Okanagan valley. C'était la première fois que Silvia faisait du ski et honnetement elle s'en est tirée beaucoup mieux que je l'aurais parié. Au bout de deux jours, elle était capable de descendre plutôt pas mal une piste en chasse neige . Et, si on excepte le prof de ski et les deux barrières encastrés, tout ça sans trop de dégâts. Comme on n'avait pas d'affaires de ski, je me suis improvisé un pantalon de ski avec des sacs poubelles. Et étonnament, ca marche super bien, j'ai pas du tout eu froid malgré les moins dix degrés. Bon, on a plus tôt beau temps, ça aide, mais je recommande tout de même les sacs plastiques. En plus, cela permet de lier connaissance avec la moitié de la station puisque chaque fois que tu montes en télésiège, les gens te posent des questions et te complimentent soit pour ton look (oui il y en a pour trouver que c'est la classe...), soit pour ton courage, soit pour ta créativité. Bref, un fort bon week end ma foi. Aujourd'hui, Silvia est rentrée au Mexique.

Enfin, lundi dernier je suis parti avec le dive master pour me certifier avec ma combi étanche. J'ai un peu apréhender quand j'ai vu que l'on partait que tous les deux, parce que il est plutôt taciturne et je me voyais déjà bloqué dans la voiture avec un silence pesant pendant une heure. Mais en fait, on a pas arreté de discuter et il m'a raconté ce qu'il faisait comme projets en parallèle de l'Aquarium. C'est quelqu'un qui a fait à peu près tous les travaux sous marins que l'on peut imaginer mais ce qu'il fait en ce moment c'est ouf. Il travaille sur des projets de recherche dans le grand nord. Il faut aller dans la station la plus au nord de l'Alaska, puis faire des heures de motoneige pour arriver sur site. Là, ils plongent dans des lacs où personne n'a jamais plongé avant et où personne ne plongera après eux. Il faut qu'ils percent parfois 6 mètres de glace, pour pouvoir accéder à l'eau... En un an, ils ont claqué près de 300 000 dollars en équipement parce que il faut presqu'ils inventent tous ce qu'ils utilisent. C'est vraiment les plongées les plus extrèmes, d'ailleurs ces plongées pour extaordinaires qu'elles soient, se payent au prix fort. Il m'a dit qu'il avait perdu 3 amis en plongées et qu'ils avait vu 4 autres personnes mourrir en plongée au cours de sa vie. Quand on est arrivé sur site, après avoir enfilé les combinaisons étanches (mon dieu quelle galère, horrible, ça fait mal, ça prend trop de temps et il faut pas être claustro), on s'est aperçu que il avait oublié ses palmes et moi mon masque.... Du coup, on y retourne samedi.

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Stanley Park      Un jardin décoré pour Noël avec 3 millions de lampes 

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                                 Le jacusi de l'auberge de jeunesse :))

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La Christmas Party de l'Aquarium: thème Casino Royale

Posté par MarcVancouver à 07:50 - Commentaires [4]